LES TRAVAUX SONT TERMINES!

ENFIN PRESQUE

 

  Pourquoi des travaux aussi importants ?

Depuis longtemps se posait le problème de l'évacuation de l'hôtellerie en cas d'incendie. Il manquait des issues de secours au milieu et au fond du couloir . Il restait possible de pousser un peu fort les portes donnant accès au musée à chaque étage pour échapper. Solution pas très satisfaisante, en tous cas pas pour les services de prévention.

Après quelques tractations avec l'équipe du Musée au sujet d'un escalier de secours commun, en juin 1993, nous avons eu la visite du service prévention incendie qui nous a fait connaître le règlement de sécurité concernant les ERP soit :

S'en sont suivis plusieurs dossiers présentés au service prévention qui furent tous rejetés. Nous avions plus ou moins baissé les bras. Cela voulait dire à terme, l'arrêt de l'activité d'accueil. On nous a même dit qu'il était illusoire de prétendre mettre en conformité notre bâtiment.

Puis un jour (en 2002 je crois) Pierre rencontre par hasard Jean François Save de Beaurecueil, que nous ne connaissions pas et qui ayant travaillé dans un bureau de contrôle nous a proposé son aide. Nous avons missionné un architecte : Lescek Pawlowski qu'un de nos amis architecte à la retraite nous avait fait connaître. Plusieurs réunions ont eu lieu chez les pompiers en présence du bureau de contrôle Socotec et d'un bureau d'étude Girus. Le résultat final semblait encore improbable à l'époque mais des solutions ont commencé à être échafaudées. Entre autres avancées notoires, nous avons obtenu du service prévention que soit reconnu notre classement en 5° catégorie. Jean François nous avait pour ainsi dire remis le pied à l'étrier.


Les Choix principaux

Au printemps 2004, nous avons amorcé le processus par le projet 1, assez modeste, consistant à remplacer les deux " Salles du Trésor " par deux nouvelles salles sous le préau de la cour et ouvrir deux issues de secours dans le grand bâtiment.

Pendant la réalisation de ce chantier, nous avons continué à travailler sur le projet 2 beaucoup plus vaste et intéressant l'ensemble de la zone ERP. Etude très compliquée devant tenir compte :

Passionnant casse-tête qui nous a occupés pendant des mois.


Puis progressivement, des murs se sont abattus devant nous

Le désenfumage des circulations horizontales qui s'annonçait pharaonique, pour ne pas dire impossible, pouvait être évité par des escaliers de secours judicieusement disposés. (Toutefois, la législation a changé pendant l'élaboration du projet passant la distance minimum à parcourir entre la porte de chaque chambre et l'encloisonnement de l'escalier le plus proche de quinze mètres à dix, d'où l'obligation d'ajouter un escalier).

Le passage de 4° catégorie à 5° catégorie qui semblait indifférent pour le bureau de contrôle Socotec ne l'était plus du tout pour notre nouveau bureau de contrôle Apave (choisi pour raison financière).

Tout doucement les choses commençaient à devenir possibles ! Des choix techniques ont pu êtres faits. Par exemple l'astucieux principe des dalles béton connectées aux poutres bois qui règle à la fois le problème du coupe-feu, de l'isolement phonique entre étages et par rapport aux chambres, et de l'élasticité des planchers, mauvaises pour la bonne tenue des cloisons,


Le projet a finalement donné à peu près cela :


Obtention des permis de construire :

Le permis de construire du projet 1 pour les deux premières salles avait été obtenu le 14 octobre 2002

Pour le projet 2, c'est le nouvel escalier de secours qui a fait difficulté auprès des Monuments Historiques et nous a fait perdre du temps. Nous l'avons obtenu le 08 octobre 2004


Le financement

Dès les premières aditions, il nous était apparu comme une évidence que nous devions nous faire aider. Notre premier architecte Lescek Pawlowski est arrivé avec une bonne expérience de réalisation d'hôtellerie subventionnée.

Sur cette base, il a alors déposé des dossiers de demande de subventions à l'état (FNADT), le Conseil Général, et l'Europe. Nous les avons obtenues après pas mal de temps et une somme impressionnante de tractations téléphoniques et de documents échangés.

Quant à nous, nous avons lancé un SOS auprès de nos adhérents, d'une part un appel à dons sous la forme juridique d'un " Fond de Concours ", d'autre part un emprunt. Nous avons rassemblé ainsi assez rapidement 250.000 € Et les dons continuaient d'arriver en plus petite quantité, certes, mais de façon continue.

Notre espoir renaissait, l'ensemble du projet devenait possible!


Les Déconvenues :

Le déroulement du projet 1, assez simple, a été un peu chaotique à cause de deux entreprises pas sérieuses mais aussi et surtout à cause de notre architecte Lescek Pawlowski par son manque de présence et de disponibilité pour lesquels l'éloignement ne peut tout expliquer.

Malgré ces difficultés, nous avons alors décidé de continuer avec lui car :

Il devenait de plus en plus évident que nous devions nous séparer malgré nos craintes de ne pas trouver de nouvel architecte capable de reprendre un tel dossier, de retarder énormément l'exécution des travaux et de dépasser la date de validité des subventions.

Après réflexion, nous avons décidé de dénoncer son contrat.

Heureusement, nous avons trouvé Brigitte Dauguet à la fois disponible et suffisamment compétente pour prendre quasiment au pied levé un projet aussi important et compliqué.

Elle a du cependant reprendre le dossier en profondeur sur des domaines d'étude censés être déjà réalisés par son prédécesseur.

Entre autre, les aditions ont été refaites. Notre nouvelle architecte a fait intervenir un économiste de la construction et les chiffres se sont montrés décidément très têtus. Notre projet total (1 & 2) se montait à une fois et demie le montant initial.

Nous avons également dû recourir aux services :


Ce qui a été réalisé :

Evidemment, vu tous ces surcoûts, nous avons réalisé moins de choses que prévu au départ.

D'autre part, la Salle Gandhi n'a pu être rénovée car l'enlèvement du faux plafond a révélé le mauvais état de la charpente. Ce sont 30.000 € qui devront encore être déboursés mais peut être là pourrons-nous espérer des subventions au titre de l'entretien, subventions qui se montent habituellement à 60 % du coût total des travaux.

 

Ce qui reste à faire :

Pour un coût de 400.000 € environs

Chaufferie

Le dossier chaufferie pourrait peut être voir le jour d'une autre façon en collaboration avec la municipalité par une chaufferie collective et un réseau de chaleur alimentant : la Mairie, le Musée, les riverains proches, l'Ecole et l'Arche. Une étude de faisabilité tire des conclusions très favorables.

Côté Prévention :

La sécurité incendie, notamment dans la zone de sommeil qui est la plus sensible a fait l'objet d'une amélioration très importante. Nous avons fait preuve de bonne volonté et nous estimons que nous ne courrons plus le risque de nous voir fermer l'hôtellerie du jour au lendemain.


Déroulement des chantier

Pendant l'hiver 2004, ont été réalisées les salles Jean Goss et Lanza del Vasto et leurs sanitaires attenants.

En janvier 2005, le chantier des chambres du 4° avait commencé quand la gestion Pawlowski est apparue complètement incompatible avec la réussite du projet, d'où l'arrêt des travaux. Ils ne reprirent qu'en février 2006 pour aller jusqu'à leur achèvement en février 2007.

 

Les aides autres que financières

Pour des raisons d'économie, nous avons décidé de faire les finitions nous-mêmes et là nous pouvons remercier nos voisins Morand, Marniquet Boudon Rosseti etc. et également nos stagiaires et personnes de passage largement mis à contribution.

 

Sur le plan écologique

Ce fut un souci permanent et nous avons pu orienter quelques décisions dans ce sens chaque fois que cela a été possible.

· Pose de linos à base de matériaux naturels dans les chambres.

· Pose de luminaires fluorescents presque partout.

· Utilisation de peintures sans solvants nocifs.

· Projet d'extension importante du chauffage central en vue de l'alimenter par la chaufferie automatique au bois.


La nécessité de faire une pause,

Les travaux, le bruit, la poussière, la désorganisation générale de la maison qui a malgré tout continué à fonctionner ont engendré un surcroît important de travail de ménage, de petits chantiers en tous genres et donc une fatigue certaine des personnes. L'accalmie est la bienvenue pour tout le monde

 

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